Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Cahiers

Journal de bord sur mes lesctures, mes changements d'habitudes et améliorations.

J'ai lu : La Peste - Albert Camus (1947)

Publié le 17 Mai 2026 in J'ai lu

Comme c'est un livre culte, je n'entrerai pas dans les détails de la critique du livre. 

Cette rubrique ''J'ai lu'' n'a d'ailleurs pas pour objectif de faire des critiques littéraires, mais simplement de transmettre mes impressions du livre, si tant est que j'en ai.

La Peste est le premier ''Camus'' que je lis. Je ne l'ai jamais étudié à l'école. Je sais simplement qu'il a resurgit - bien que le mot soit inapproprié et même insultant pour un tel chef-d'oeuvre de la littérature - des étagères lors de la période du Covid-19 et des confinements. Tant était similaire, et même visionnaire, la situation dans laquelle se trouvent les personnages du livre.

Bref.

Mon impression sera courte : je trouve qu'Albert Camus a une façon indiscutable de décrire les faits, les choses, et les personnes. Tantôt des paragraphes à la Emile Zola, d'un style littéraire extrêmement orné et lyrique. Tantôt des descriptions brèves, terre-à-terre, presque effrontées.

Le livre a un rythme qu'il faut suivre. Peut-être est-ce la marque de Camus, je le dirai lorsque j'aurai lu plusieurs de ces oeuvres, mais il alterne, comme pour ses descritpions, entre des passages philosophiques, que presque seul l'auteur est en mesure de déchiffrer tant ils restent emplis de mystère ; et des passages d'actions concis, où seuls des faits sont relatés, et de la façon la plus chirurgicale possible, c'est-à-dire, sans adjectifs, un peu à la Thomas Wolfe1.

 

Mais le mieux reste que je transcrive ici les passages qui m'ont le plus marqué. Je pense qu'ils illustrent bien la façon dont j'ai perçu le livre.

 

1 Je ne connais ce style qu'après avoir vu le film Genius, de Michael Grandage (2016) : j'avais été frappé par le remaniement du texte de l'écrivain par son éditeur, supprimant des lignes et des lignes de descriptions superflues pour n'en garder que l'essentiel. Selon les fameux conseils d'Orwell, aussi ("S'il est possible de supprimer un mot, supprimez-le toujours.")

Publicité

Philosophie

 

  • "ce qui est naturel, c'est le microbe. Le reste, la santé, l'intégrité, la pureté, si vous voulez, c'est un effet de la volonté et d'une volonté qui ne doit jamais s'arrêter."

 

  • "il en faut de la volonté et de la tension pour ne jamais être distrait ! [...] c'est bien fatigant d'être un pestiféré. Mais c'est encore plus fatigant de ne pas vouloir l'être. C'est pour cela que tout le monde se montre fatigué."

 

  • "J'ai compris que tout le malheur des hommes venait de ce qu'ils ne tenaient pas un langage clair. J'ai pris le parti alors de parler et d'agir clairement pour me mettre sur le bon chemin."

 

  • " Après un silence, le docteur se souleva un peu et demanda si Tarrou avait une idée du chemin qu'il fallait prendre pour arriver à la paix.

- Oui, la sympathie."

 

  • " - Je n'ai pas de goût, je crois, pour l'héroïsme et la sainteté. Ce qui m'intéresse, c'est d'être un homme.

- Oui, nous cherchons la même chose, mais je suis moins ambitieux."

 

  • "Le bonheur arrivait à toute allure, l'évènement allait plus vite que l'attente. Rambert comprenait que tout lui serait rendu d'un coup, et que la joie est une brûlure qui ne se savoure pas."

 

  • " [...] et pour dire simplement ce qu'on apprend au milieu des fléaux, qu'il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser."

Descriptions  

 

  • "Des petits yeux ronds et durs, un nez mince, une bouche horizontale, lui donnent l'air d'une chouette bien élevée. [...] sa femme, menue comme une souris noire et entre alors avec un petit garçon et une petite fille habillés comme des chiens savants."

 

  • " [...] et, après elle, des exclamations confuses [...] rompirent le silence. Puis il retomba sur les deux hommes avec tout son poinds de ciel et d'étoiles."

 

  • " une panne de vent"

Ironies : parallèle avec le Covid-19 (2020-2021)

  • "L'organisation était donc très bonne et le préfet s'en montra satisfait. Il dit même à Rieux que cela valait mieux en fin de compte que les charrettes de morts conduites par des nègres, telles qu'on les retrouvait dans les chroniques des anciennes pestes.

- Oui, dit Rieux, c'est le même enterrement, mais nous, nous faisons des fiches. Le progrès est incontestables."

 

  • "- Pour rien. Il ne parlait pas pour ne rien dire. [...] Les autres disent : "C'est la peste, on a eu la peste." Pour un peu, ils demanderaient à être décorés."

 

  • "- Dites, docteur, c'est vrai qu'ils vont construire un monument aux morts de la peste?

- Le journal le dit. Une stèle ou une plaque.

- J'en étais sûr. Et il y aura des discours. [...] Je les entends d'ici : "Nos morts..." et ils iront casser la croûte."

 

  • " Le lendemain, les parents étaient invités à signer sur un registre, ce qui marquait la différence qu'il peut y avoir entre les hommes et, par exemple, les chiens : le contrôle était toujours possible."
Publicité
Publicité
Commenter cet article
Publicité